La médecine de la grenouille: la purification par l’eau

Il y a une dizaine de jours , dans un voyage méditatif en connexion avec une amie, j’ai vu une grenouille monter dans ses jambes et ouvrir son bassin . C’était très beau de voir et sentir ça . Elle devenait une déesse grenouille qui venait lui apporter la fluidité pour s’enraciner dans la terre. Je crois que c’est une des premières fois où la grenouille se manifestait à moi de cette manière . Je réalisais alors qu’elle portait une médecine importante avec cette énergie féminine. Elle est venue nous enseigner la fluidité, et nous avons posé l’atelier sur ce thème, atelier vécu hier .
Au delà de l’explication du texte partagé ci dessous je sens qu’il y a aussi la notion d’abondance et de fertilité . Hier pendant l’atelier, durant une danse où la musique changeait pour devenir très rythmée, mon corps a eu envie de s’arrêter , se recroqueviller sur lui même sur la terre. Pour continuer à être vraie avec moi, ce n’était plus possible de m’agiter à l’extérieur dans des mouvements. J’avais besoin d’une immobilité, une pause pour plonger à l’intérieur jusqu’à ce que revienne l’élan juste des profondeurs … avec son rythme juste . Même si le rythme de la musique était rapide , cela venait chercher en moi des rythmes lents, profonds, bons .
Cela me parle de cette notion d’abondance et de ce qui est fertile pour soi . Même quand l’extérieur est rapide, superficiel , il est possible de se nourrir du rythme qui nous fait du bien .
Cela me parle aussi de rebondir, de se servir de cette profondeur juste comme appui.
Le mouvement de la création vient si l’on se laisse mourir à Soi. Comment intégrer sinon cette abondance, s’il n’y a plus de place pour qu’elle circule en soi ? Si le réceptacle est plein ? Si je me nourris en surface, alors je ne me nourris pas vraiment , c’est vide.
S’aimer, semer, c’est aussi mourir à l’ancien, au passé qui créer l’Espace pour Être dans ce présent véritable pleinement.

Et cela me parle biensûr aussi de mon lien à la nourriture et la digestion, du jeûne que j’ai fait début avril. Nous pouvons jeûner de tout, dans tous les domaines, pour se renouveler. Chacun a son rythme à connaître, on peut mourir très souvent, moins souvent … Et quand ce rythme est reconnu en soi, la mort et la vie se renouvelle fluidement l’un en l’autre, telle l’eau cristalline qui s’écoule à l’infini sans s’accrocher à rien. La mort n’est plus réellement mort, car il n’y a pas cette résistance de figer, d’attentes: l’eau ne s’acharne pas à rester sur le rocher précédent …

 

Angélique hoarau

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